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Les militaires ramassent les poubelles à Paris

Grève des éboueurs contre la reforme des retraites

Robe Poubelleune droule manière de protester contre la reforme des retraites

Depuis le lundi 6 mars, les éboueurs de Paris sont en grève pour protester contre la réforme des retraites. Des montagnes de déchets se forment dans les rues de la capitale. Preuve, selon un éboueur, que leur métier est essentiel.

« Quand on n’est plus là, toute la ville s’effondre. » Neuf jours après le début de la grève contre la réforme des retraites, l’un d’entre eux a pris la parole sur Twitter pour défendre sa profession.

Des milliers de tonnes de déchets recouvrent le sol à Paris.Des milliers de tonnes de déchets recouvrent le sol à Paris.

À Paris, les camions poubelles ont cessé leurs tournées et trois des quatre usines d’incinération ont fermé leurs portes. En une semaine, 5400 tonnes de déchets se sont amassées dans les rues de la capitale et la grève des ripeurs donne des sueurs froides au gouvernement. Ainsi, plusieurs voix se sont élevés contre « l’inaction » de la mairie de Paris, qui n’a pas mis en place de système de collecte parallèle. Clément Beaune, le ministre des Transports, s’est notamment fendu d’un tweet dans lequel il dénonce que « aucune mesure d’urgence, même partielle, [n’a été] décidée par la Ville de Paris« .

Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, abonde : « Les ordures s’amoncellent mais la mairie de Paris ne répond pas à l’appel et s’entête dans une opposition idéologique au mépris des parisiens et de sa mission de service public. »

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En légende d’une photo montrant les déchets qui s’accumulent dans les rues de la capitale – on a compté 7 000 tonnes le mardi 14 mars au soir , l’agent du service public écrit : « Vous ne nous voyez jamais, mais quand on n’est plus là, toute la ville s’effondre. On croule sous les critiques parce que la ville est une déchèterie. »

Les ordures s'accumulent à Paris, la réaction des éboueurs: “Quand on n'est plus là, la ville s'effondre” | Instagram 7sur7 | 7sur7.be

« Quand on nous aura dégoûté du métier à force d’être pénalisé, allez chercher ces mêmes bureaucrates pour nous remplacer », poursuit-il. Un tweet qui, au contraire de ceux s’apparentaient à de la récupération politique, a reçu un très large soutien de la part des internautes. Tous saluent le combat de « ces travailleurs indispensables au quotidien ».

10 jours après le début de la grève des éboueurs à Paris près de 10 000 tonnes de déchets s’entassent dans les rues de la capitale. Des montagnes d’ordures qui sont devenus de véritables combustibles pour les manifestants en colère de la protestation post-49.3 du jeudi 16 mars au soir.

« S’il faut, on mettra quatre heures à démarrer le camion » préviennent les éboueurs face aux réquisitions

 Alors que les premières réquisitions d’agents commencent, les éboueurs du garage d’Ivry-sur-Seine ne comptent pas affaiblir le mouvement

Suite au vote du 14 mars des syndicats des services publics, relatif a la reforme des retraites, les poubelles ne seront toujours pas ramassées à Paris. Et ce jusqu'au lundi 20 mars.
Suite au vote du 14 mars des syndicats des services publics, relatif a la reforme des retraites, les poubelles ne seront toujours pas ramassées à Paris. Et ce jusqu’au lundi 20 mars. — HOUPLINE RENARD

Le président Emmanuel Mavron a-t-il franchi le Rubicon ? Après une matinée sous tension, lors de laquelle les réunions au sommet se sont succédé, le chef de l’Etat a décidé de recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer sa réforme des retraites sans vote à l’Assemblée. Un Conseil des ministres a été réuni en urgence à quelques minutes de la séance décisive pour autoriser le gouvernement à déclencher cet article.

Les réactions ne sont pas faites attendre après cette annonce. « L’Elysée n’est pas un parc pour abriter les caprices du président », a twitté Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste. Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a de son côté dénoncé « le coup de force permanent. Le peuple est contre eux. Dégageons-les », a-t-il plaidé. De son côté, le député PCF Fabien Roussel a jugé le gouvernement « indigne de la République ».

  • Ce jeudi, le gouvernement a utilisé l’article 49.3 de la Constitution pour imposer sa réforme des retraites, à l’origine de nombreux mouvements sociaux depuis des semaines en France.
  • A Paris, alors que la ville croule sous les déchets qui s’amoncellent un peu partout dans la rue, les éboueurs maintiennent leur grève en dépit des ordres de réquisitions annoncées par la préfecture de Police de Paris.
  • S’ils n’iront pas contre la loi, les agents préparent déjà la contre-offensive à base de ralentissement du service et posent déjà une ombre sur les Jeux olympiques de 2024.

«  49.3 ou pas, on ne bougera pas. » Quelques heures avant qu’ Elisabeth Borne, Premier ministre, ne dégaine une nouvelle fois l’article symbole de la mandature, les éboueurs du garage de la Direction de la propreté et de l’eau Mairie de Paris d’Ivry-sur-Seine n’en démordent pas.

« Ce n’est pas une surprise de voir le gouvernement sortir son arme favorite », explique Didier Labruyère, délégué syndical Force ouvrière. Quelques heures plus tôt déjà, les rumeurs de réquisition d’éboueurs grévistes par la préfecture de Police de Paris pour répondre à l’amoncellement des ordures dans la capitale enflaient.

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L’ombre des réquisitions

« On sait que les CRS sont déjà à Pizzorno », commente une gréviste au sujet de l’intervention des forces de l’ordre à l’entrepôt de la société privée, chargée de récolter les déchets dans la partie sud-ouest de Paris.

Pourtant, toutes les personnes présentes sur le piquet de grève ce jeudi matin semblent plutôt sereines. « On ne lâchera pas, quoiqu’il arrive », ajoute Farid, lui aussi délégué Force ouvrière sur ce site qui enregistre 98 % de grévistes. A l’arrêt , les agents du site qui abrite 80 camions de ramassage des ordures de la Ville de Paris restent déterminés.

Peu importe la manière, ces salariés ne veulent pas de la réforme des retraites, et honnissent la manière dont cette nouvelle loi est amenée : « On nous a applaudis pendant le confinement. C’était la preuve de l’utilité de notre travail. Maintenant, on nous écrase. Nous sommes traités avec mépris par des personnes qui ne savent pas ce qu’est le travail », s’énerve Christian*.

Des conditions de travail déjà difficiles

Pour justifier leur mouvement, les arguments ne manquent pas : « La plupart des agents ici se lèvent à 3h30 tous les jours, pour être à 5h30 sur le pont. Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, on est là tous les jours », ajoute Farid. Tous relève la pénibilité de leur métier. Un « tue-bonhomme » comme le qualifie Yasmine, lui aussi gréviste : « Ils nous rabâchent que l’espérance de vie augmente. Pour eux, les élus en costard oui. Mais nous, on a eu encore sept morts en deux ans. »

Les militaires réagissent 

Militaires ramassant des ordures dans la rue Mouffetard, à Paris.

Trois militaires en treillis ramassant des ordures, rue Mouffetard, à Paris, a agité la toile hier ( vendredi 17 mars). Ils n’ont pourtant pas été réquisitionnés pour palier la grève des éboueurs.

Aussi, la publication d’un cliché montrant trois militaires en treillis ramassant des ordures, rue Mouffetard, dans le Ve arrondissement de Paris, Mais l’armée a-t-elle aussi été appelée en ce sens ? Une image circule sur Twitter, pouvant laisser penser à une mobilisation des militaires pour nettoyer les rues de Paris.  Un fait rarissime dans l’histoire. Seule la ville de Marseille a vécu une réquisition de l’armée à deux reprises. En 1999, dans les quartiers Nord à la demande du maire de l’époque, Jean-Claude Gaudin, puis en 2010, lorsque des montagnes de déchets avaient été transférés dans des bennes de la légion étrangère et du génie de l’aviation militaire.

Donc, la gendarmerie nationale a mis fin à la polémique sur Twitter en expliquant qu’il s’agissait « simplement de gardes républicains en treillis reconditionnent les déchets pour des raisons de salubrité et – surtout – de sécurité aux abords de leur caserne de gendarmerie« . les militaires de la caserne militaire Monge craignaient tout particulièrement que ces détritus, entassés à quelques encablures de leurs fenêtres, ne soient incendiés, mettant en danger la vie de leurs collègues.  La gendarmerie et l’armée de Terre, que nous avons jointes, démentent toutes deux avoir été réquisitionnées pour ramasser les poubelles de la capitale. « C’est une initiative locale de gardes républicains », assure le Service d’information et de relations publiques de l’armée de terre.

la grève des éboueurs contre la réforme des retraites en est aujourd’hui samdi 18 mars à son douzième jour. Et face au refus d’Anne Hidalgo, solidaire du mouvement, la préfecture de police commence à procéder à des réquisitions d’agents pour reprendre la collecte des ordures. Une prérogative de l’administration pouvant passer par l’action des forces de l’ordre, comme jeudi pour débloquer un dépôt près de Paris, occupé par des grévistes.

 

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