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Les migraines apparaissent toujours à la même heure

une nouvelle étude explique pourquoi et nos medecins donnent la solution

Les migraines apparaissent toujours à la même heure: une nouvelle étude explique pourquoi
 ©Liza Summer
La migraine appartient à la grande famille des maux de tête et touche plusieurs millions de personnes (Inserm) rien qu’en France ! Si les causes sont complexes et difficiles à identifier, des traitements médicaux de fond soutenus par une hygiène de vie et une alimentation bien choisie soulageraient. C’est sur cette ligne de conduite à tenir et règles de bons sens à suivre, pour éviter le déclenchement de la migraine, des chercheurs américains ont découvert que les migraines et les maux de tête aigus seraient liés à l’horloge interne ou au système circadien du corps. Une découverte utile pour la prise et l’efficacité du traitement.

Mieux comprendre et soigner la migraine @evrim ertik

Si vous avez l’impression que vos migraines se déclenchent toujours à la même heure, ce n’est peut-être pas qu’une impression. Des chercheurs américains ont découvert que les symptômes de la maladie sont régis par l’horloge interne, ce que l’on appelle le système circadien. Celui-ci a des rythmes réguliers, que les céphalées suivent.

En France, environ 15% de la population souffrirait de migraines régulières, dont une majorité de femmes. Les symptômes sont différents de ceux d’un mal de tête classique, puisqu’ils impliquent une intolérance à la lumière et au bruit ainsi qu’une grande irritabilité due à cet inconfort. La migraine peut également s’accompagner de nausées ou de vomissements. Dans bien des cas, ils sont dûs au stress, à des facteurs homonaux ou à l’alcool. 36% des patients souffrant de ce mal se tournent vers l’automédication  lorsqu’ils sentent une migraine apparaitre.

La méta-analyse menée par les chercheurs regroupait plusieurs études sur les migraines et le système circadien. Des informations sur les moments de la journée où apparaissent les migraines et les moments de l’année où elles sont plus fréquentes étaient présentes dans cette étude. Les chercheurs ont également cherché à savoir si des gènes liés à l’horloge circadienne étaient plus fréquents chez les personnes souffrant de céphalées.

Ils se sont également penchés sur le rôle de certaines hormones sur les céphalées en grappe et les migraines. Deux d’entre elles semblent avoir un impact: il s’agit du cortisol et de la mélatonine.

En l’occurrence , plus question de n’en faire qu’à votre tête pour soigner vos migraines, consultez vite !

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Le Dr Lantéri-Minet, neurologue, nous explique les bienfaits d’un traitement adapté.

QU’EST-CE QUI CARACTÉRISE UNE VRAIE MIGRAINE ?

C’est une douleur pulsatile, qui débute souvent d’un seul côté de la tête. Elle est aggravée par les activités de routine et s’accompagne de nausées, de vomissements, ou d’une intolérance à la lumière et au bruit. Pour être diagnostiqué migraineux, il faut que les crises se soient répétées au moins 5 fois et aient duré de 4 à 72 heures.

D’OÙ VIENT-ELLE ?

C’est une inflammation et une dilatation des vaisseaux des méninges. Les migraineux ont une susceptibilité génétique qui provoque chez eux une excitabilité anormale du cerveau. Ils sont plus vulnérables à des facteurs déclenchants très variables : dette de sommeil ou grasse matinée, changements hormonaux, émotion…

COMMENT TRAITER LES CRISES ÉPISODIQUES ?

Cela s’articule en plusieurs axes…

Par l’éviction. Il faut essayer de limiter les facteurs déclenchants. Mais attention aux extrêmes : certains migraineux ne font plus rien et se gâchent la vie de peur de déclencher une crise.

Par les médicaments. L’objectif est de stopper la crise dans les deux heures, en une seule prise, avec une reprise normale de l’activité. On conseille de commencer par un anti-inflammatoire non stéroïdien (ibuprofène, kétoprofène, aspirine…). Si le patient n’est pas soulagé au bout d’une heure ou deux, il prend un triptan, un vasoconstricteur qui agit rapidement sur l’inflammation et la dilatation des vaisseaux. On teste cette séquence sur trois crises pour voir ce qui fonctionne le mieux.

QUE FAIRE POUR LES MIGRAINES À RÉPÉTITION ?

On ajoute un traitement de fond qui peut être un bêtabloquant, un antisérotoninergique, un antiépileptique ou un antidépresseur. C’est valable pour les migraines chroniques (plus de quinze crises par mois), mais aussi dès qu’on risque l’abus de médicaments ou que la qualité de vie est altérée. Ce traitement de fond doit diminuer la fréquence et l’intensité des crises d’au moins 50 %. Par la suite, on arrive à le supprimer dans 80 % des cas et à ne garder que le traitement de crise.

Y A-T-IL DES EFFETS SECONDAIRES ?

Le traitement de la migraine est un arbitrage entre l’efficacité et les effets indésirables : le patient doit parfois en tester plusieurs pour trouver le bon. Toutes les molécules ne conviennent pas à tout le monde. Les triptans sont contre-indiqués en cas d’antécédents cardio-vasculaires. Ils peuvent aussi provoquer une sensation d’oppression, qui disparaît toute seule. Un excès d’anti-inflammatoires peut causer des ulcères et les bêtabloquants sont contre-indiqués chez les asthmatiques.

QUELLES SONT LES NOUVELLES PISTES DE TRAITEMENT ?

Plusieurs sont en cours d’exploration.

Les ditans. Ils ne sont pas encore sur le marché. Il s’agit de « super-triptans », mais qui n’auraient pas d’effets secondaires sur les vaisseaux.

La toxine botulique. Une étude a montré que des injections esthétiques de Botox dans le front pouvaient diminuer le nombre de céphalées et rendre les migraines chroniques plus épisodiques. Y recourir pour la migraine n’est pas encore autorisé en France.

La neurostimulation. C’est une voie d’avenir si on améliore nos performances. Il s’agit d’une stimulation électrique de structures nerveuses. Aujourd’hui, on le fait déjà en implantant une électrode dans le cou. Mais c’est une technique très invasive, réservée aux patients souffrant de migraines chroniques insensibles aux médicaments. La neurostimulation externe, à travers la peau, est aussi possible, mais elle n’est pas très efficace.

ALIMENTATION ET MIGRAINE

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pour lutter contre les migraines, de nouvelles habitudes alimentaires sont à adopter. Il faut d’abord éviter de manger trop salé et trop sucré. Il est également recommander de boire beaucoup d’eau. Les protéines animales (crustacés et les poissons riches en oméga 3) et végétales (tofu, flageolet, pois chiches,…) sont aussi reconnues comme étant des anti-inflammatoires et anti-douleurs naturels. Enfin, pour ceux qui aime le café, il peut aider pour lutter contre les crises migraineuses.

Quelle alimentation privilégier pour lutter contre la migraine ?

Migraine ophtalmique : symptômes, causes et traitements - Conseils santé

pour éviter le déclenchement de la migraine  qu’on a interrogé le Dr Alexandra DALU*, médecin anti-âge et nutritionniste. Explications.

*Dr Alexandra DALU, Médecin Diplômée de la faculté Paris V René Descartes Hôpital Necker- Ancienne assistante spécialiste des Hôpitaux de Paris (urgentiste)- DIU Médecine morphologique et Anti âge Paris XIII- DIU Nutrition Necker Paris V- DU micro nutrition Dijon- DU trouble du comportement alimentaire Paris V- DIU Mésothérapie Paris VI- Auteure des livres « Les 100 idées reçues qui vous empêchent d’aller bien » et « Vive l’alimentation cétogène ».

Les migraines peuvent avoir plusieurs origines. Il est important, précise et conseille le docteur Dalu, de faire pratiquer un « bilan chez un médecin spécialiste de la migraine pour identifier la cause de la migraine » afin de la traiter justement. Parmi les facteurs déclenchants les plus fréquents, on compte l’alimentation. A ce titre, certaines évictions et recommandations méritent d’être entendues.

LA RÉTENTION D’EAU

Quelque ce soit la cause de la migraine, la douleur s’accompagne d’un état inflammatoire qui peut s’exprimer par une mauvaise circulation des vaisseaux sanguins qui favorise la propension à la rétention d’eau. Il devient logique pour agir de rééquilibrer son régime alimentaire en évitant les plats trop salés et trop sucrés.

Face à la migraine, quels sont les bons et les mauvais traitements ?

Les bons gestes : Eviter de saler, zapper la junk food, attention à l’alcool très sucré qui retient l’eau, oublier les sodas beaucoup trop sucrés, les pâtisseries et les jus sucrés. L’astuce du Dr.Dalu ? Compenser un repas trop salé de type pizza avec une laitue riche en potassium par exemple pour contrebalancer les effets du sel.

Le Dr. Dalu recommande aussi de boire beaucoup d’eau, pour favoriser l’équilibre hydrique de l’organisme. Et plus précisément, « de l’eau minérale, riche en magnésium facilitant le drainage et le transit ». On peut aussi « s’aider de  phytothérapie (pissenlit, artichaut, …) » qui drainent et boostent la détox. Bien vu aussi en cuisine pour apporter du goût à une cuisine non-salée de jouer avec les herbes : persil, thym…

UN RÉGIME ALIMENTAIRE QUI SUIT DES RÈGLES DE BON SENS

femme migraine mal de tête fronce les sourcils

Pour lutter contre la migraine, il faut donc de surveiller son alimentation. « Des règles de bon sens nécessaires mais pas suffisantes », confirme Dr. Dalu. « Si elles peuvent en effet, avoir un impact, ce  sera évidemment toujours en soutient et en complément à un traitement médical de fond ».

Les bons gestes : Miser sur des protéines animales telles que crustacés et poissons riches en oméga 3 reconnus comme étant des anti- inflammatoires et anti- douleurs naturels, mais aussi des protéines végétales trouvées dans le tofu et les légumineuses du type flageolet, pois chiches et les oléagineux, qui ont tout bons. Riches en oligo-éléments, ils sont aussi riches en fibres donc régulateurs de glycémie qui évitent la montée du fameux pic et le grignotage. Les crudités et des fruits en desserts sont à privilégier car crus donc riches en antioxydants.

Le café est quant à lui une aide pour ceux qui l’aime noir, des crises de migraines. Bourré d’antioxydants, il est un vasoconstricteur qui régularise la taille des vaisseaux dilatés par l’inflammation et peut aider à faire céder certaines crises. Mais « on ne boit évidemment pas 10 tasses par jour », précise le docteur, pour ne pas dépasser son seuil d’excitant. Le café est cependant « intéressant quand on est migraineux, à raison de ne pas dépasser 3-4 tasses par jour, à chacun son dosage ».

Bien vu aussi de « ne pas dîner trop tard ni trop copieux » précise le Dr.Dalu. « Il faut respecter un intervalle de 3 heures de digestion entre la fin du dîner et le coucher afin de favoriser un sommeil récupérateur et le drainage au cours de la nuit ».

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